ChatGPT en 2025 : Comment l'IA peut-elle nous rendre plus bêtes, ou nous affaiblir ? (et comment l'éviter).
L'intelligence artificielle générative, et ChatGPT en tête, est devenue un outil omniprésent dans nos vies personnelles et professionnelles. Mais une question vitale émerge : cette technologie, censée nous faciliter la tâche, pourrait-elle insidieusement atrophier notre esprit critique ? Une étude récente de Microsoft met en lumière ce risque et propose une nouvelle approche du "prompt engineering" pour 2025 afin de le contrer.
Le paradoxe : comment des outils qui semblent enrichir nos connaissances et compétences peuvent-ils simultanément menacer notre capacité à penser de manière critique? L'étude de Microsoft révèle que plus les professionnels font confiance à l'IA, moins ils exercent leur esprit critique. Ce constat remet en question notre approche initiale, souvent axée sur la recherche du "prompt parfait".
L'un des pièges identifiés est ce que l'auteur nomme l'"effet Léa Salamé", une fascination excessive pour une IA perçue comme parfaite et infaillible. Cette perception erronée découle d'une méconnaissance fondamentale du fonctionnement de l'IA générative. Contrairement à une idée reçue, ChatGPT et consorts n'ont pas une base de données de connaissances dans laquelle ils puisent des faits. Ils établissent des relations entre mots et concepts, repèrent des motifs et reconstruisent des réponses en prédisant la séquence la plus probable. Cette nature intrinsèquement probabiliste explique leurs erreurs fréquentes.
Face à ce constat, l'approche traditionnelle du prompt, où l'on cherchait la formule magique pour obtenir la réponse souhaitée, montre ses limites. Voilà la rupture paradigmatique : considérer l'IA non plus comme un simple outil "promptable", mais davantage comme un "partenaire intellectuel très imparfait" avec lequel il faut dialoguer.
De cette vision émerge une nouvelle méthode baptisée "dialogue engineering". Il s'agit de l'art de construire une conversation structurée avec l'intelligence artificielle, conçue pour déplier progressivement ses capacités latentes tout en stimulant notre propre réflexion. C'est comme un château, où chaque échange pose une nouvelle pierre et enrichit le contexte de la conversation.
Le "dialogue engineering" repose sur plusieurs étapes clés :
• Établir les fondations : commencer par une question ouverte pour évaluer la compréhension initiale de l'IA.
• L'exploration latérale : solliciter différentes approches ou solutions et évaluer chaque option.
• L'exploration verticale : approfondir les pistes prometteuses et remettre en question les raisonnements.
• Le nettoyage du contexte : éliminer les pistes inutiles et consolider les plus pertinentes.
• La vérification et l'ajustement : demander des sources et identifier les éléments négligés.
• La récapitulation et la formalisation : synthétiser les découvertes pour obtenir un livrable.
L'expérimentation de cette méthode avec l'étude Microsoft sur l'esprit critique illustre sa puissance. Au lieu d'un simple résumé, un dialogue structuré permet une analyse approfondie, une remise en question des biais et l'émergence d'idées nouvelles. Cette approche s'oppose à l'acceptation passive des réponses de l'IA et exerce intensément notre esprit critique.
En conclusion, si l'utilisation non vigilante de l'IA générative peut effectivement affaiblir notre pensée critique, une approche proactive et interactive comme le "dialogue engineering" offre une voie pour non seulement éviter cet écueil, mais aussi pour muscler notre intelligence en collaborant avec ces nouvelles formes d'intelligence. Il est necessaire de comprendre les limites de l'IA et de développer de nouveaux réflexes de vigilance pour tirer le meilleur parti de ces outils sans sacrifier notre capacité à penser par nous-mêmes.
À retenir: il fait aller au-delà du simple "Prompt Engineering" et pratiquer davantage le "Dialogue Engineering". Parle avec elle 🙂
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